CDD congé maternité : comment bien gérer le remplacement ?
Floriane
15 septembre 2026
8 min
Depuis le 1er juillet 2026, un nouveau droit est entré en vigueur : le congé de naissance. Un ou deux mois, que chaque parent peut prendre après son congé maternité, paternité ou d'adoption — indemnisé par la Sécurité sociale, sans lien avec l'ancienneté ni l'accord de l'employeur.
Depuis son entrée en vigueur, beaucoup d'entreprises découvrent encore ce congé au moment où une salariée ou un salarié le demande. Et pour celles qui gèrent déjà un remplacement de congé maternité ou paternité, la question se pose autrement : que devient l'organisation mise en place si le congé de naissance vient allonger l'absence ?
Ce guide fait le point sur le cadre légal — durée, indemnisation, délais de prévenance — et sur ce que ça change concrètement pour l'entreprise qui doit piloter une absence déjà en cours.
Pour les fondamentaux du congé maternité lui-même, nous avons détaillé la durée, les indemnités et les étapes clés dans notre article Tout savoir sur le congé maternité en France.
Le congé de naissance est un congé supplémentaire, créé par la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 et précisé par les décrets n° 2026-419 et 2026-425 du 30 mai 2026. Il est entré en vigueur le 1er juillet 2026.
Contrairement au congé maternité ou au congé paternité, ce n'est pas un congé lié à la naissance elle-même : il se prend après avoir épuisé son congé maternité, paternité ou d'adoption. Il s'y ajoute — il ne s'y substitue pas.
Concrètement, ce congé concerne :
💡 À retenir pour les RH : ce congé s'ajoute au congé maternité et au congé paternité et d'accueil de l'enfant. Sur une naissance, ce sont potentiellement deux périodes d'absence supplémentaires à anticiper — une par parent salarié dans votre entreprise.
Le congé de naissance est ouvert aux salariés ayant épuisé leur congé maternité, paternité et d'accueil de l'enfant, ou leur congé d'adoption. Pour percevoir l'indemnisation, il faut remplir les conditions d'ouverture des droits aux indemnités journalières de la Sécurité sociale, à savoir :
Le congé doit être pris dans les 9 mois suivant la naissance ou l'adoption.
Chaque parent peut prendre 1 ou 2 mois de congé de naissance. Ce congé peut être fractionné en deux périodes d'un mois, ce qui laisse une marge de manœuvre pour l'organiser en fonction du poste et de la charge de l'équipe.
L'indemnisation du congé de naissance est versée par l'Assurance maladie sous forme d'indemnités journalières de sécurité sociale (IJSS), sans délai de carence. Le taux diminue entre le premier et le second mois :
Le salaire pris en compte pour le calcul est plafonné (4 005 € brut mensuel au 1er janvier 2026). Le congé de naissance ne peut pas se cumuler avec une indemnisation chômage, un arrêt maladie ou certaines autres prestations familiales sur la même période.
Le salarié doit prévenir son employeur avant de partir en congé de naissance. Voici les démarches et délais de prévenance à connaître selon le contexte :
Pour l'employeur, ce congé n'est pas soumis à autorisation : c'est un droit, dès lors que les conditions d'ouverture sont remplies et le délai de prévenance respecté. La marge de manœuvre RH se joue donc en amont, sur l'anticipation, pas sur l'acceptation ou le refus.
Vous pouvez retrouver le détail des obligations employeur au retour de congé maternité dans notre article Retour de congé maternité : que doit faire l'employeur ?
C'est le point que la plupart des contenus juridiques sur le sujet ne traitent pas : l'impact du congé de naissance sur un remplacement déjà organisé.
Si vous avez recruté un CDD de remplacement pour couvrir un congé maternité, son contrat prend fin, en général, à la reprise effective de la salariée titulaire (+ 1 jour ouvrable). Or, si cette salariée — ou son ou sa partenaire — enchaîne avec un congé de naissance, l'absence réelle se prolonge au-delà de la date de reprise initialement prévue.
Deux cas de figure concrets :
Pour un CDD de remplacement, cela signifie qu'il vaut mieux prévoir, dès la rédaction du contrat, une clause de prolongation suffisamment souple pour absorber ce scénario. Nous détaillons les mentions à sécuriser dans notre article CDD congé maternité : comment bien gérer le remplacement ?
C'est précisément ce type d'articulation entre plusieurs congés que nous pilotons chez Matern'Up : pas seulement organiser un remplacement, mais anticiper les enchaînements possibles pour que l'entreprise ne se retrouve pas à découvert une seconde fois.
Le congé de naissance est-il obligatoire pour l'employeur ? Oui, dans le sens où l'entreprise ne peut pas s'y opposer dès lors que le salarié remplit les conditions et respecte le délai de prévenance. Ce n'est pas une demande soumise à accord managérial.
Le congé de naissance est-il rémunéré par l'employeur ? Non, en principe : il est indemnisé par la Sécurité sociale via les IJSS (70 % puis 60 % du salaire journalier de référence, plafonné). Un maintien de salaire par l'employeur est possible et dépend d'un accord ou d'une convention collective spécifique.
Les deux parents peuvent-ils prendre leur congé de naissance en même temps ? Rien dans les textes ne l'interdit : chaque parent dispose d'un droit individuel et non transférable, indépendant de la situation de l'autre parent.
Un salarié en CDD peut-il bénéficier du congé de naissance ? Sur le principe, le droit est ouvert à tout salarié qui remplit les conditions d'affiliation et de cotisation à la Sécurité sociale, sans condition de type de contrat.
Le congé de naissance est un droit individuel, indemnisé par la Sécurité sociale, que chaque parent peut prendre après son congé maternité, paternité ou d'adoption, dans les 9 mois suivant la naissance. Pour l'entreprise, l'enjeu n'est pas de l'accorder ou de le refuser — c'est un droit — mais d'anticiper son articulation avec les remplacements déjà en place.
👉 Vous organisez un remplacement de congé maternité ou paternité et vous voulez sécuriser l'enchaînement avec un éventuel congé de naissance ? Contactez Matern'Up pour un accompagnement qui couvre le départ, le remplacement et les absences qui peuvent s'ajouter en cours de route.
Depuis le 1er juillet 2026, un nouveau droit est entré en vigueur : le congé de naissance. Un ou deux mois, que chaque parent peut prendre après son congé maternité, paternité ou d'adoption — indemnisé par la Sécurité sociale, sans lien avec l'ancienneté ni l'accord de l'employeur.
Depuis son entrée en vigueur, beaucoup d'entreprises découvrent encore ce congé au moment où une salariée ou un salarié le demande. Et pour celles qui gèrent déjà un remplacement de congé maternité ou paternité, la question se pose autrement : que devient l'organisation mise en place si le congé de naissance vient allonger l'absence ?
Ce guide fait le point sur le cadre légal — durée, indemnisation, délais de prévenance — et sur ce que ça change concrètement pour l'entreprise qui doit piloter une absence déjà en cours.
Pour les fondamentaux du congé maternité lui-même, nous avons détaillé la durée, les indemnités et les étapes clés dans notre article Tout savoir sur le congé maternité en France.
Le congé de naissance est un congé supplémentaire, créé par la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 et précisé par les décrets n° 2026-419 et 2026-425 du 30 mai 2026. Il est entré en vigueur le 1er juillet 2026.
Contrairement au congé maternité ou au congé paternité, ce n'est pas un congé lié à la naissance elle-même : il se prend après avoir épuisé son congé maternité, paternité ou d'adoption. Il s'y ajoute — il ne s'y substitue pas.
Concrètement, ce congé concerne :
💡 À retenir pour les RH : ce congé s'ajoute au congé maternité et au congé paternité et d'accueil de l'enfant. Sur une naissance, ce sont potentiellement deux périodes d'absence supplémentaires à anticiper — une par parent salarié dans votre entreprise.
Le congé de naissance est ouvert aux salariés ayant épuisé leur congé maternité, paternité et d'accueil de l'enfant, ou leur congé d'adoption. Pour percevoir l'indemnisation, il faut remplir les conditions d'ouverture des droits aux indemnités journalières de la Sécurité sociale, à savoir :
Le congé doit être pris dans les 9 mois suivant la naissance ou l'adoption.
Chaque parent peut prendre 1 ou 2 mois de congé de naissance. Ce congé peut être fractionné en deux périodes d'un mois, ce qui laisse une marge de manœuvre pour l'organiser en fonction du poste et de la charge de l'équipe.
L'indemnisation du congé de naissance est versée par l'Assurance maladie sous forme d'indemnités journalières de sécurité sociale (IJSS), sans délai de carence. Le taux diminue entre le premier et le second mois :
Le salaire pris en compte pour le calcul est plafonné (4 005 € brut mensuel au 1er janvier 2026). Le congé de naissance ne peut pas se cumuler avec une indemnisation chômage, un arrêt maladie ou certaines autres prestations familiales sur la même période.
Le salarié doit prévenir son employeur avant de partir en congé de naissance. Voici les démarches et délais de prévenance à connaître selon le contexte :
Pour l'employeur, ce congé n'est pas soumis à autorisation : c'est un droit, dès lors que les conditions d'ouverture sont remplies et le délai de prévenance respecté. La marge de manœuvre RH se joue donc en amont, sur l'anticipation, pas sur l'acceptation ou le refus.
Vous pouvez retrouver le détail des obligations employeur au retour de congé maternité dans notre article Retour de congé maternité : que doit faire l'employeur ?
C'est le point que la plupart des contenus juridiques sur le sujet ne traitent pas : l'impact du congé de naissance sur un remplacement déjà organisé.
Si vous avez recruté un CDD de remplacement pour couvrir un congé maternité, son contrat prend fin, en général, à la reprise effective de la salariée titulaire (+ 1 jour ouvrable). Or, si cette salariée — ou son ou sa partenaire — enchaîne avec un congé de naissance, l'absence réelle se prolonge au-delà de la date de reprise initialement prévue.
Deux cas de figure concrets :
Pour un CDD de remplacement, cela signifie qu'il vaut mieux prévoir, dès la rédaction du contrat, une clause de prolongation suffisamment souple pour absorber ce scénario. Nous détaillons les mentions à sécuriser dans notre article CDD congé maternité : comment bien gérer le remplacement ?
C'est précisément ce type d'articulation entre plusieurs congés que nous pilotons chez Matern'Up : pas seulement organiser un remplacement, mais anticiper les enchaînements possibles pour que l'entreprise ne se retrouve pas à découvert une seconde fois.
Le congé de naissance est-il obligatoire pour l'employeur ? Oui, dans le sens où l'entreprise ne peut pas s'y opposer dès lors que le salarié remplit les conditions et respecte le délai de prévenance. Ce n'est pas une demande soumise à accord managérial.
Le congé de naissance est-il rémunéré par l'employeur ? Non, en principe : il est indemnisé par la Sécurité sociale via les IJSS (70 % puis 60 % du salaire journalier de référence, plafonné). Un maintien de salaire par l'employeur est possible et dépend d'un accord ou d'une convention collective spécifique.
Les deux parents peuvent-ils prendre leur congé de naissance en même temps ? Rien dans les textes ne l'interdit : chaque parent dispose d'un droit individuel et non transférable, indépendant de la situation de l'autre parent.
Un salarié en CDD peut-il bénéficier du congé de naissance ? Sur le principe, le droit est ouvert à tout salarié qui remplit les conditions d'affiliation et de cotisation à la Sécurité sociale, sans condition de type de contrat.
Le congé de naissance est un droit individuel, indemnisé par la Sécurité sociale, que chaque parent peut prendre après son congé maternité, paternité ou d'adoption, dans les 9 mois suivant la naissance. Pour l'entreprise, l'enjeu n'est pas de l'accorder ou de le refuser — c'est un droit — mais d'anticiper son articulation avec les remplacements déjà en place.
👉 Vous organisez un remplacement de congé maternité ou paternité et vous voulez sécuriser l'enchaînement avec un éventuel congé de naissance ? Contactez Matern'Up pour un accompagnement qui couvre le départ, le remplacement et les absences qui peuvent s'ajouter en cours de route.